PCB – Des polluants persistants dans les bâtiments

Interdits depuis 1986, les PCB persistent dans de nombreux bâtiments anciens : un diagnostic spécialisé est essentiel pour les détecter et les éliminer en toute sécurité.

Qu'est-ce que les PCB ?

Les polychlorobiphényles (PCB) sont des composés synthétiques largement employés de 1955 à 1986 grâce à leurs propriétés isolantes, ignifuges et leur grande stabilité chimique. Utilisés dans de nombreux matériaux de construction et équipements électriques, ils demeurent présents dans des milliers de bâtiments en Suisse.

Pourquoi sont-ils dangereux ?

Les PCB sont très persistants dans l'environnement et s'accumulent dans les chaînes alimentaires (bioaccumulation). Les risques sanitaires sont sérieux :

  • Atteintes au système immunitaire
  • Perturbations endocriniennes
  • Effets cancérogènes (classés cancérogènes probables par l'OMS)
  • Impacts sur la fertilité et le développement de l'enfant

Où les trouve-t-on dans les bâtiments ?

Dans les bâtiments construits entre 1955 et 1986, les PCB peuvent être présents dans :

  • Joints d'étanchéité (fenêtres, façades, dalles)
  • Peintures et mastics de construction
  • Colles et revêtements de sols
  • Transformateurs et condensateurs électriques

Quelles obligations en Suisse ?

  • Interdiction totale depuis 1986
  • Responsabilité des propriétaires pour l'identification et la gestion
  • Élimination conforme à l'Ordonnance sur les déchets (OLED)
  • Diagnostics recommandés avant toute rénovation ou démolition

Comment se protéger ?

  • Éviter toute manipulation personnelle des matériaux suspects
  • Recourir à un diagnostic spécialisé avant travaux
  • Confier le retrait à des entreprises agréées
  • Vérifier la traçabilité complète des déchets éliminés

PCB en Suisse : ampleur du problème

Les PCB ont été utilisés à grande échelle en Suisse entre 1955 et 1986. Leurs applications dans la construction étaient variées :

  • Joints d'étanchéité : mastics à base de PCB largement utilisés dans les constructions en béton de grande hauteur (tours, immeubles administratifs, HLM) pour les façades et dalles
  • Peintures ignifuges : certaines peintures intumescentes et antirouille contenaient des PCB comme plastifiant et ignifugeant
  • Équipements électriques : les transformateurs et condensateurs encore en service dans les années 1990–2000 pouvaient contenir des huiles aux PCB

Les bâtiments construits en béton préfabriqué entre 1955 et 1986 sont les plus susceptibles de présenter des joints contaminés aux PCB.

Seuils réglementaires en Suisse (OLED)

50 mg/kg
Seuil déchets spéciaux (OLED) — filière d'élimination contrôlée obligatoire
1 mg/m³
Valeur limite air intérieur (SUVA) — mesures de protection requises pour les travailleurs
1986
Interdiction totale d'utilisation en Suisse (OSubst)

Déroulement d'un diagnostic PCB

Un diagnostic PCB suit un protocole analytique spécifique :

1
Inventaire visuel — Identification des joints d'étanchéité, mastics et peintures suspects selon les caractéristiques du bâtiment (couleur, texture, période de construction).
2
Prélèvements et analyses GC/MS — Échantillons transmis à un laboratoire accrédité ISO 17025 pour dosage des PCB. La concentration en mg/kg détermine la filière d'élimination applicable selon l'OLED.
3
Rapport et plan de gestion des déchets — Document conforme à l'OLED définissant les mesures d'élimination et les filières agréées. Le rapport accompagne le dossier de permis de construire.

Diagnostic PCB pour votre bâtiment

Bien qu'interdits depuis plus de 35 ans, les PCB persistent dans de nombreux immeubles anciens et nécessitent une élimination professionnelle. LG Expertises réalise des diagnostics PCB conformes à la réglementation OLED, avec prélèvements et analyses en laboratoire accrédité.

Documentation technique

Fiche technique PCB complète